27-sept-08
Vincent vient tout juste de sauter dans la piscine de notre hotel (petits bungalows individuels) qui se trouve sur une petite ile en face de Coron, le village principal de l'ile de Busuanga dans l'archipel de Palawan! Nous sommes enfin bien arrives, apres avoir vu ce matin a 9h notre avion entre Manille et Busuanga, faire demi-tour sur la piste pour cause de mauvais temps a destination. Mais finalement la navette qui nous ramenait en salle d'embarquement a fait elle aussi demi-tour pour nous amener jusqu'a l'avion une nouvelle fois! Et cette fois-ci, c'etait la bonne! A l'arrivee, une personne de notre hotel nous attendait sous la pluie battante, pour nous faire grimper dans le "love van" (une camionette avec des rideaux electriques qui nous a bien fait rire), et nous emmener jusqu'au petit port a travers des forets epaisses d'arbres et de plantes exotiques, sur une route en terre (rouge) sur laquelle quelques ouvriers commencent a couler des parcelles de beton éparses... Comme c'est l'unique route qui traverse l'ile, ce n'est pas tres simple pour eux de faire en sorte que les camionettes passent quand meme :-)
Nos bungalows sont sympas, quoique munis d'installations un peu vieilles, et la pension complète nous permet de n'avoir rien d'autre à penser qu'à ce que nous allons faire ces prochains jours. Au programme: piscine, plongées sur les epaves (pas pour moi, lalala), tuba (la, ca va, j'y vais!), visite de l'ile de Coron, de son lac magique et de la "jungle" environnante!
Du coup, apres toutes ces émotions, et tant qu'il ne se remet pas a pleuvoir, la piscine, les transats (avec vue sur la mer s'il vous plait) et les copains m'attendent impatiemment!
28-sept-08
Hier apres-midi, apres la piscine, nous avons rejoint l'ile principale pour visiter le village de Coron. La visite fut dépaysante! Marché local, tchouk-tchouk, cabanes colorées ou vivent des gens souriants, agreables et attentionnes (et cela, meme entres eux! ca nous change de la Chine)... Lorsqu'il s'est mis a pleuvoir, nous nous sommes un peu avances dans les petites ruelles en terre, vers la mer, et nous sommes retrouves dans un bar au bout d'un ponton brinquebalant. La, petit cocktail avec vue sur la mer... quel constraste avec les pecheurs, à 6 sur leurs petits bateaux en bois et qui rabattent toute la journée le poisson vers les filets en donnant de grand coups a la surface de l'eau.
Aujourd'hui, journee plongee pour nos 4 accolytes et masque et tuba pour Marco et moi. Nous avons d'abord ete plonger dans un lac a moitie d'eau salee qui se trouve perdu au milieu d'une ile a peu pres a un quart d'heure de bateau de nos bungalows. Le paysage y est fantastique, le lac se trouve au milieu de roches noires taillee en une multitude de pointes, le tout aussi spectaculaire au-dessus qu'en dessous le l'eau! L'ile est recouverte de yuka, et d'arbres dont les feuilles trempent dans l'eau du lac. Pour les plongeurs, impressions de calme, pas beaucoup de poissons, mais des sensations differentes a 14 metres de profondeur ou l'eau passe soudainement a 38 degres, puis tout au fond, de la boue tres douce dans laquelle on peut plonger la tete :-)
De retour sur le bateau traditionnel, amenage pour transporter les equipements de plongee, petite plongee en tuba tous ensemble avant de nous jeter sur le repas de midi preparé par notre hotel! Quelle vie!
Vers 14h apres une demie heure de bateau, nouvelle plongee, cette fois-ci en mer, pres d'une barriere de corail. Poissons colores, coraux roses et verts, nudibranches, des oursins qui semblaient nous regarder avec leurs yeux rouges, bref, assez pour nous en mettre plein les yeux derriere nos masques!
Il est maintenant 17h, et nous nous appretons a preparer l'apero (Rum + jus de mangue frais), apres une bonne douche et un match de je ne sais pas trop quoi, les garcons contre les filles, dans la piscine... Finalement, je vais peut etre demenager ici moi!!
29-sept-08
Ce jour-là était prévu pour le "island hopping". Et hop hop hop, d'ile en ile, de plage de sable blanc en plage de sable blanc, encore une journée pleine d'images colorées (voir nos photos dans l'album Philippines 2008).
Le soir, dernier diner dans les bungalows perdus dans notre petite ile toute verte. C'est décidé, demain, on bouge, histoire de voir autre chose! Pour notre dernier diner, le cuisinier s'est surpassé! La pension complete du Dive Link, ça ne rigole pas! Après un dernier plongeon nocturne dans la piscine, nous nous endormons une fois de plus heureux de notre journée...
30-sept-08
Journée plongée sur les épaves des cargos Japonais coulés par les Americains pendant la 2ème guerre mondiale. Journée placée sous le signe de l'Histoire alliée au plaisir de la plongée et du tuba. Le bateau nous a bercé tout le jour et dès notre retour de plongée sur notre petite ile, nous prenons la route sous un couché de soleil comme on n'en a jamais vu, vers l'ile principale de Busuanga. Direction le "boui-boui" de location de motos pour récupérer nos 3 motos pétaradantes et laisser libre court à l'excitation des garçons qui rêvaient de les faire vombrir! Nous voici en route vers notre nouveau logement, en plein milieu de Busuanga, perdu dans la forêt tropicale, au kilomètre 12 du chemin de terre qui part du village de Coron et qui est ici nommé "national". Le chauffeur du mini-van de l'hotel nous a attendu le temps que nous fassions tout ça, sans broncher, tout sourire et même prêt à nous aider, car évidemment, sur l'ile, tout le monde se connait et le chauffeur ressemble étrangement au loueur de motos :-) Les filles dans le mini-van et les 3 gars qui suivent en motos en file indienne! Toute l'ile savait où nous allions passer le reste de nos vacances!!
01-oct-08
Notre première nuit au Busuanga Island Paradise a réellement été paradisiaque! Nos chambres (avec salle de bain, 2 lits doubles et un petit lit sur une mezzanine qui fait toute la largeur de la pièce) se trouvent dans un long bungalow de plein pied, juste derrière la piscine-jacuzzi-spa au bord de laquelle nous avons diné la veille en arrivant... Trop dure la vie!
A partir de ce petit coin de paradis, nous décidons de partir en exploration en moto. Nous nous dirigeons à l'opposé du village pour nous enfoncer un peu plus vers le nord de l'ile. Plus on s'éloigne du village, plus le chemin est défoncé, et les ponts en bois, brinquebalants. C'est vraiment l'aventure! Lorsqu'il se met à pleuvoir de grosses gouttes de fin de mousson, nous nous réfugions dans la cabane en bois qui sert de magasin et de maison à toute une famille et à des poules et un coq. Nous leur achetons donc quelques boissons et entamons la conversation avec la vendeuse-maman du magasin dans un anglais étonnament avancé (et oui, les préjugés occidentaux). Finalement, la pluie s'arrète et nous repartons le sourire aux lèvres vers de nouvelles aventures!
Et quelles aventures! Commençant à entendre nos estomacs faire plus de bruit que les pots d'échappement de nos pétaradantes, nous nous engageons dans un petit chemin bétonné menant à la mer et traversant la dizaine de maisons en bois qui forment le village de Concepcion, pour arriver à la porte de l'hotel nouvellement ouvert par un Suédois se prénommant Michael et dont nous avions entendu parler par le loueur de motos. Cela fait 18 ans que l'énergumène habite l'ile 6 mois par ans et retape la maison traditionnelle qu'il a acheté pour en faire un hotel sympathique les pieds dans l'eau. L'accueil est donc jovial et après une visite de tout l'hotel, de l'entrée, aux chambres pour les jeunes mariés, en passant par les chambres pour routards sans douche ni toilettes et complètement ouvertes sur la mer, notre hôte nous offre à déjeuner de grosses assiettes de spagetti-bolo qui nous calent pour quelques temps. On sentait que Michael était content de voir autant de monde, et de discuter avec nous, le seul soucis étant les 3 ou 4 bières qu'il avait ingurgité en moins d'une heure et, après l'avoir écouté nous rabacher que, dans la vie, il faut essayer, et qu'il aimerait vraiment nous faire partager ça, car lui, à 41 ans, blablabla..., bah, nous sommes repartis précipitament prétextant notre envie de voir, avant que la journée ne soit trop avancée, la cascade se trouvant à quelques minutes de là!
La petite cascade était bien jolie et nous a donc reposé du discours lourd-dingue de Michael :-)
Enfin, retour au confort dans notre resort (j'écris "notre" parce-que nous partagions le resort uniquement avec une famille très discrète avec un petit garçon), diner sous les étoiles, au bord de la piscine... life sweet life...
02-oct-08
Déjà notre dernier jour de vacances.
Nous prenons les motos pour aller rejoindre Coron où le bateau de plongée nous attend. Evidemment, la moto sur laquelle Vincent et moi filons, tombe en panne à 10 km du village et nous nous retrouvons sur le bas-côté à demander au gens où est-ce-que l'on peut acheter une bouteille d'essence (oui, oui, aux Philippines, on vend l'essence dans des bouteilles de verre, comme en Thailande). Pour conclure cette affaire et nous rappeler combien les gens du coin sont adorables, nous finissons chez le vendeur de bouteilles d'essence, qui, voyant que l'essence n'était pas le problème, commence à tenter de réparer notre engin, sans qu'on ne lui ait rien demandé. Puis, s'arrète le chauffeur de tchouk-tchouk, qui, lui aussi, se met à essayer de trouver la panne! C'est ce même chauffeur qui nous emmènera en catastrophe après avoir abandonné notre moto chez le vendeur d'essence contre un petit billet dont il ne voulait même pas, pour rejoindre au village nos copains inquiets qui nous cherchent depuis 3/4 d'heure.
Après cet épisode, nous embarquons sur le bateau de plongée que partageons cette fois-ci avec un couple de belge qui habitent à Manille et viennent apprendre la plongée dans le coin. Ils sont sympas, mais notre instructeur nous emmène plonger et faire du tuba dans des endroits tellement beaux que nous finissons tous par nous endormir sur le bateau qui nous berce et nous laisse rêver aux épaves qui nous avons tous pu voir puisque l'avant de la deuxième remontait assez pour être impressionnante même depuis la surface. Ca nous en a coupé le souffle dans nos tubas!
Et, évidemment, tout autour, la vie aquatique en profite. Oursins, poissons tropicaux, coraux, coquillages tous plus colorés les uns que les autres entourent et recouvrent ce qu'il reste du cargo coulé par les Américains alors qu'il devait ravitailler en matériaux le futur chantier de construction d'une route sur l'ile. Du coup, plus de 60 ans après, la route en béton de l'ile est à peine commencée et on peut encore voir dans l'épave des tonnes de sacs de béton, des chaudières, et même un vieux tracteurs avec des chenilles rouillées (on a beaucoup pensé à Régis, le papa de Vincent).
03-oct-08
Ce matin là, envahis par le cafard, nous plions bagages, rendons à regret nos pétaradantes, et nous laissons reconduire à l'aéroport minuscule au bout de la route pas terminée, au milieu de la végétation tropicale et de nos souvenirs fantastiaues de l'ile... nous sentons que le retour à la réalité de notre vie chinoise va être difficile! Nous laissons le gardien de l'aéroport (qui fait 3 pièces) fouiller nos sacs, et nous dire que nous sommes super en avance une heure avant le décollage et que notre avion de 16 places n'est pas encore arrivé. L'enregistrement des bagages se fait après avoir pesé nos sacs sur une grosse balance, et nous voilà dans la salle d'embarquement qui contient à peine 30 sièges.
Et là, preuve finale de la gentillesse des Philippins, d'abord un jeune homme vient nous faire remplir un questionnaire en anglais pour savoir si notre séjour dans l'ile nous a plu, si l'aéroport est bien et si nous sommes contents de nos vacances (oh oui, oh oui!), puis la dame qui nous avait enregistré nos bagages, nous invite à venir fêter les 7 ans de son fils car, pour l'occasion, un buffet a été dressé au milieu de la cabane qui leur sert de maison à 20 mètres de l'entrée de l'aéroport et qu'un cochon de lait a été grillé!
Pour terminer nos vacances, nous nous retrouvons à manger du cochon grillé et toutes sortes de victuailles, au milieu de l'équipage de notre avion (le pilote, le co-pilote et le stewart), d'une bonne vingtaine d'enfants, et des gens du village le plus proche, dans la maison de la dame qui nous avait invités! Bien sur, au bout d'un moment, le pilote de l'avion nous a dit qu'il fallait y aller car nous étions déjà en retard sur l'horaire prévu. Et, nous nous sommes envolés au dessus des iles et de la mer turquoise dans le coucou à hélices qui nous ramenait vers Manille et sa réalité de grosse ville, en attendant notre vol de retour vers Shanghai, les pensées pleines de nos vacances magiques.
FIN |