Récit de nos aventures:
Départ de Shanghai le samedi 29 septembre par l'avion de 16h (heure de Shanghai) jusqu'à Manille. Puis, prise en charge par un taxi de l'aéroport pour nous mener à travers les rues pleines de palmiers et nous déposer aux pieds de notre hotel, au coeur du quartier bien vivant de Malate. Nous ne restons qu'une seule nuit à Manille. Alors, notre arrivée tardive (l'avion avait évidemment du retard) ne nous permet que d'aller diner tapas y sangria et de nous faire une première idée de la capitale philippine sous la pluie de mousson qui s'abat sur les boites de nuit en plein air, les fils électriques qui pendent dans la rue, les arbres aux fleurs tropicales, les jeunes partout, partout qui se retournent sur notre passage...
Le lendemain matin, apres une nuit agitée de bruits de clim', d'oiseaux de nuits et d'oiseaux bizarres, décollage de l'aéroport domestique de Manille vers Caticlan dans un quadri-moteur de 50 places. Brr, les chocottes en arrivant face au vent, mais quelle vue magnifique sur l'île de Boracay qui nous attendait là, sagement au milieu de la mer bleue turquoise!! Première surprise: quelques minutes apres l'attérissage sous un soleil éclatant, une pluie tropicale s'abat sur nous pendant 10 minutes et repart aussi vite qu'elle était arrivée... En discutant plus tard avec une fille du coin de ce phénomène qui, du coup, se produisait à peu près tous les jours en début d'apres-midi, il s'agissait en fait de pluies de fin de mousson qui cette année etait en retard d'un mois et ne se terminera que fin octobre au lieu de fin septembre pour laisser place à un soleil de plomb et aux chaleurs écrasantes!
De l'aéroport, pour quelques centaines de Pesos philippins (1EUR=60pesos env.), on nous "trimballe" en tchouck-tchouck à moto, en bateau traditionnel en bois pour atteindre l'ile de Boracay, puis encore en tchouck-tchouck à moto par la seule route bitumée, bordée de baraques colorées et de jardins fait de bric-a-brac, jusqu'à notre hébergement. Que du bonheur! Petits chalets avec terrasse, salle de bain, grands lits, le tout au bord de la plage "White Beach" couverte de sable blanc très fin! Quel contraste avec la vie locale, à quelques pas des plages, à l'abri des touristes.
Dès notre arrivée, Vincent fonce se renseigner sur les cours de plongée dans un Centre que l'hotel lui avait recommandé (2 maisons plus loin, super pratique). L'instructeur australien, Willie, lui plait tout de suite, et Vincent s'inscrit pour commencer les cours dès le mardi qui suit. En attendant, l'heure est déja bien avancée dans l'après-midi de ce dimanche, et comme dirait Vincent, "va y'avoir la question de manger"! Nous nous retrouvons alors au Nighi Nighi Noos, bar-resto qui deviendra notre camps de base, valeur sure pour les Pina Colada, et à 2 pas de chez nous...
Le lendemain, lundi, nous nous laissons tenter par une ballade en bateau proposée par les "harceleurs du bord de plage". La ballade se fait du cote Est de Boracay, car a l'Ouest, la houle est trop forte. Nous montons sur un bateau traditionnel et decouvrons, ravis, de petites îles couvertes de palmiers, des pécheurs rabattant le poisson, des barques-épiceries, et a l'aide des masques et tubas prétés par le "guide-capitaine" du bateau, nous nageons au milieu de poissons multicolores, étoiles de mer et autres coraux précieux, d'abord en pleine mer, puis dans de petites criques accessibles en passant par des grottes, taillées par l'érosion, parfois pleines de chauve-souris! En bref: l'éclate totale pour tous (y compris Moman qui est devenue une fan inconditionnelle du snorkeling = plongee avec tuba)!
Cette petite virée m'a donnee envie de suivre Vincent dans son apprentissage de la plongée. Le lendemain, nous avons donc commencé les cours de plongee ensemble, après un bon petit dejeuner au Centre de plongee qui est également un hotel avec une cahute-bar et un resto. Pendant ce temps là, les Parents, plus couramment surnommés "les Vieux", en ont profité pour farnienter sur la plage. L'aprés-midi, de la théorie plein la tète, nous effectuons notre premiere plongée en piscine afin de tester nos réactions sous l'eau et faire quelques exercices. Vincent est comme un poisson dans l'eau, il fait les exercices calmement, prend son temps et s'amuse! Quant à moi, je panique, je suis complètement angoissée a l'idée de devoir enlever mon masque sous l'eau, et ai evidemment des réactions instinctives qui pourraient me mettre en danger en pleine mer...grmmfff, je passe la nuit à m'angoisser et je ne m'amuse pas du tout!! Le lendemain matin, je decide donc de stopper la torture et de profiter des vacances autrement! Notre instructeur, Willie, me laisse quand mème venir sur le bateau sur lequel je peux profiter de la mer à mon gout... Cela a bien confirmé que je suis décidemment "une fille de la surface" (en australien dans le texte)!
Les jours suivants se déroulent tranquilement entre plongées pour Vincent, bateau pour moi, ballades sur la plage, baignades dans les vagues, massages dans une cahute, apéros, restos, bar le soir et meme, une ballade a cheval pour Popa et Moman (voir Popa sur sa bourrique dans l'album photo). Malheureusement, le dernier jour, vendredi, arrive rapidement, et déja il faut refaire nos sacs a dos. Pour feter cela, nous passons, Vincent et moi, la nuit à écouter jouer dans un bar sur la plage (le seul qui soit de l'autre cote du chemin, vraiment sur le sable) un groupe de musique, chantant à la demande et dont le chanteur a la voix d'Axel Rose de Guns And Roses. Et je ne vous parle pas du guitariste philippins aux cheveux longs et au sourire enfantin dont je suis tombée amoureuse!
Le samedi matin, à l'aube, nous reprennons un tchouck-tchouck à moto, un bateau, puis encore un tchouck-tchouck pour nous en retourner à l'aéroport de Caticlan, nous envoler vers Manille en quadri-moteur cette fois-ci à 20 places et attraper à regret notre "gros" avion pour Shanghai. Pendant le trajet, nous parlons deja de retourner dans une ile quelque part en Asie pour nos prochaines vacances... Aaah, les vacances! |